Jardin de sculptures
Principal élément de visibilité extérieure de la Galerie d’art L’Union-Vie du Centre culturel de Drummondville, le Jardin de sculptures est, pour l’essentiel de ses composantes, le résultat du deuxième Symposium de sculpture de Drummondville, tenu au même endroit à l’été de 1993.
Il témoigne d’un effort de rapprochement effectué envers le public, en plaçant les œuvres d’art en dehors de leur cadre habituel (ici la galerie d’art), pour les rendre plus accessibles en tout temps.
S’il reste peu de traces des efforts déployés par ses initiateurs pour assurer sa tenue et par les différents artistes pour achever leurs sculptures grand format, celles-ci demeurent depuis, pour témoigner de la vivacité et de la diversité de la sculpture contemporaine.
"Passage" est l’œuvre de Pierre Tessier. Elle représente bien la phase de production symboliste abstraite de l’artiste. L’expression dans cette composition faite de béton armé et de polymer, n’est pas décrite mais est laissée à la suggestion.
L’artiste Denis Angers et sa composition "L’arbre de la vie" fait référence au rayonnage de livres dans une bibliothèque. Elle est formée par l’assemblage de plusieurs strates verticales d’un cube. L’arbre de vie est la source du savoir.
L’œuvre d’Eva Roucka "Avoir et être" est de style expressionniste. Elle représente bien le type de sujet qu’elle privilégie : traduire la vie intérieure, saisir le reflet de l’âme, de façon immédiatement perceptible et convaincante.
"Paisible d’ailleurs" de Guy Nadeau est non-figurative mais non sans rapports avec le réel. Elle est entièrement constituée d’acier. Elle met en rapport plusieurs éléments opposés. Les parties sont par contre intrinsèquement liées, enchevêtrées pour former un tout indissoluble, mais indiscutablement aérien et léger.
"Wowan" de Soley Eiriksdottir est construite de feuilles d’acier soudées. L’artiste emploie le code femme-matière et l’utilisation de la matière brute. Le dépouillement presque total parvient à représenter une féminité que l’on reconnaît grâce à ses attributs inhérents.
L’œuvre d’André Lapointe est intitulée "L’île". Ses thèmes renvoient toujours à la nature et à ses phénomènes, plus particulièrement ceux des Maritimes, le milieu même de l’artiste. Son but est de figer, de fossiliser des éléments en perpétuel mouvement. Ici ce sont des vagues qui déferlent et sont capturées à jamais sur la pierre.
"L’enclave" de Claude Milette révèle une prédilection à l’endroit de formes organiques et une sensibilité particulière envers la nature des matériaux qu’il utilise.